6- Ohé, ohé, du matelot.

-POUR LIRE TOUTES LES LETTRES, aller sur l’article 7 : Récapitulatif de toutes les lettres d’amour à la con-

Chers lettreurs à la con, chères lettreuses à la conne, bonjour

Aujourd’hui, déjà un mois et 11 jours que le printemps a démarré sa course autour du soleil. C’est fou, comme enfin la nature bat son plein et comme l’amour grignote du terrain avec sa bonhommie.

D’ailleurs la preuve, ce matin, dans ma boîte aux lettres j’ai trouvé deux lettres d’amour. Encore deux! Ca commence à faire vraiment lourd tous ces courriers à la con.

Mais dans ces lettres d’amour, quelle déception, il n’y pas que de la gentillesse. Il semblerait qu’un méchant esprit plane au-dessus du concours semant parmi ces deux lettres, une inquiétante étrangeté. Ca, ça en dit drôlement long sur la bêtise et la méchanceté de certain même concernant l’amour (voir courrier n°7)

Heureusement, un très très sérieux marin des mers du nord (lettre n°6) nous a fait parvenir sa lettre. Hé oui, la gentillesse existe et fait un sacré écran d’amour à la méchanceté citée au-dessus.

Ah! par Eros, ce marin-là, si je ne me retenais pas je crois que je lui prendrais la…
Oh, excusez!
C’est vrai qu’il y a vraiment de quoi se sentir complètement égarée avec tous ces mots d’amour.
Mais cessons de perdre du temps et passons-y :

Lettre 6 : Ohé du matelot!

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Mon amour, ma seule et magnifiante,
 
C’est en étant sur les plages de BERCK, que j’ai pensé le plus fort à toi.
Rien d’étonnant, ma ville est à ton image, larges artères donnant sur la mer.
 
C’est en ce lieu mythique, où les cerfs volants multicolores attirent une population bien de chez nous que je te cherchais dans les sucreries variées, de la barbe à papa, en passant par la pomme d’amour !
 
C’est sûr, c’est là que je t’ai aimée le plus profondément, surtout quand la mer s’était retirée et que moi, marin, je m’en suis allé au loin sur les flots, oubliant l’odeur des quais et des étales de poissons.
 
J’aime ces moments où le temps ne compte plus, où les secondes, les minutes, les heures et les années me séparent de toi, seulement à marée haute. L’amour a ça de vrai.
 
Après le repas rapidement avalé entre marins, ohé ohé du matelot !! je m’en vais au lit. Plus je passe du temps à dormir dans mon vieux rafiot, plus le temps qui me sépare de toi est bien moins long.
 
L’écume des vagues me ramène vers la côte, vers toi, debout, assise,  au bout de la jetée, surtout ne tombe pas, dans ta robe parfumée d’odeur poissonneuse, flottant inlassablement au vent, je repeigne une dernière fois mon cheveux gras pour te dire combien je t’aime.
 
Ton marin qui va sur la mer.
 

Chers lettreurs et chères lettreuses à la con, vous avouerez quand même que toute cette quantité d’amour tourneboule complètement. Ca vaut quand même le coup des concours pareils, non ?

Passons à la lettre suivante, la N° 7 : Un vrai con!

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Marseille le 29 avril 2009

A toi Robert, le Roi du Ventre

Comme l’Âne, je t’écris une carte postale d’amour et en plus, moi, j’en écrit deux. Je sais que c’est une lettre qu’il faut écrire mais, et d’une, je fais c’que j’veux, et de deux, j’emmerde l’organisatrice du concours. Si on passe tout aux animaux, je vois pas pourquoi moi je pourrais pas non plus. Ca me dégoûte quand les bêtes ont les mêmes droits que moi. Je peux pas les blairer ceux-là et en plus qu’ils sont cons, ils puent!

Je profite pour te dire que toi aussi t’es qu’un con Robert, mais alors là…, un vrai con. Les animaux t’arrivent pas à la cheville. Mis à part le roi du ventre, t’es pas le roi de grand chose. N’empêche que des fois, je t’aime. Ca y est c’est dit, et je te préviens du con, je l’écrirai pas deux fois.

Si ça c’est pas une lettre d’amour à un con, je vois pas ce que c’est.

Simone

Quelle grossière cette Simone et en plus elle s’est complètement gourée dans la consigne! Rappelons à Simone : “Simone, faut bien lire le sujet. Il ne s’agit pas d’écrire une lettre à UN con, mais une lettre à LA con!”

Qu’elle est con Simone. Pas de merci donc à notre seule candidate du jour, mais un gros à notre Marin des mers du nord. Merci à toi Marin.
C’est quand tu veux.

Ah…, au moins, nous ne pourrons pas dire que ce concours à la con des amours du printemps ne nous fait pas voyager…! De Marseille à Berk, les amours s’envolent et nous entraînent dans leurs sillages les plus jolis.
C’est beau. C’est vraiment beau.

Croyez-moi chers concourantes et concourants, tout ça porte chance en amour et c’est vraiment dingue tout l’espoir que ça donne. Allez…, aimez, aimez, c’est la pleine saison et surtout, n’oubliez pas : écrivez-le sur du papier avec votre main habituelle, le fil et l’aiguille feront le reste.

Et surtout, n’oubliez jamais : hauts le coeur…!

Bon, allez, j’y vais et à bientôt.

Sophie la Pinsout


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Published in:Articles |on mai 1st, 2009 |

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